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 BHAN ♣ ACE OF SPADES

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Siobhan Rhodes

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MessageSujet: BHAN ♣ ACE OF SPADES   Dim 17 Jan - 15:04

RHODES, SIOBHAN JULIETTE

© FUCKYEAHMELANIE

Signalement
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Nom, prénom(s): Rhodes, nom cédé par son père, qu’elle n’a d’ailleurs jamais connu. Siobhan, un nom également choisi par ses parents, qui demeurent inconnus à ses yeux. Aujourd’hui, elle porte ce prénom avec dédain, avec dégoût. Son prénom Juliette lui a été attribué par ses parents adoptifs.
Âge: 21 ans.
Lieu de naissance: Née à Edimbourg, en Écosse, la jeune femme a déménagé, alors qu’elle n’avait que huit ans, à Charlton Abbots qui, pour elle, demeure sa ville natale.
Activités (emploi en quelque sorte): Siobhan est pour le moment serveuse au hoxbon.
Caractère: Siobhan est réservée et prudente. Elle n’aime pas s’étendre sur le sujet mais n’a néanmoins pas la langue dans sa poche. Si, au plus grand des hasards, elle avait quelque chose à vous reprocher, elle vous en ferait part. Parfois très introvertie, elle ne garde sa sensibilité et sa timidité au profit de personne. Elle sait user de son charme mais est très jalouse. Elle est déterminée et ne lâchera jamais quelque chose qu’elle a longtemps désiré, jusqu’à ce qu’elle l’obtienne enfin. Elle a sens artistique très prononcé et souhaiterait se lancer dans une carrière de poète. Elle est très curieuse et souriante, malgré la mélancolie qu’elle peut cacher quotidiennement. Enfin, elle est très attentive, envers ses amis, et sait être polie.

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Dernière édition par Siobhan Rhodes le Mar 19 Jan - 20:20, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: BHAN ♣ ACE OF SPADES   Dim 17 Jan - 15:05


Anecdotes
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PREMIER CHAPITRE - J’entends le son des voitures qui klaxonnent, inlassablement, ces sifflets et ces cris qui résonnent comme jamais dans les petites ruelles d’Ecosse, la musique, enivrante, s’emparer de nos esprits. Je ne suis qu’un nourrisson, un nourrisson allongé dans un berceau enfantin. Et je me plie en deux, comme si mon ventre faisait encore des siennes. Une douleur intempestive me pétrifie. Mon visage se crispe, aussi petit et mignon soit-il. Mes lèvres se serrent, bien qu’entrouvertes, elles absorbent l’air encore sain d’un jour de fête nationale. Les lumières, aveuglantes et chatoyantes, semblent attendre que je daigne soulever mes paupières, lourdes. L’effluve d’un parfum de vanille vint jusqu’à moi, chatouillant mon nez retroussé, jusqu’à mes pommettes saillantes. J’oscille, au rythme de la musique, comme confiné dans mon berceau. Puis, tout bruit cesse. Je suis portée par un homme, que je ne vois qu’à moitié. J’ignore qui il est. Mes yeux ne s’étaient toujours pas habitués à l’obscurité ici présente. Je hurlai. Ma voix presque insignifiante demeurait silencieuse. J’aurais voulu crier, haut et fort. J’aurais voulu sortir de ce berceau et hurler. Mais mes poignets si fins ne parvenaient pas à bouger. J’observais les feux d’artifice, saillant le ciel brumeux. Aussi, le berceau cesse de vaciller, interrompant mes maux de tête continuels. On me dépose sur le sol, constitué de pavés d’argile, et je peux entendre la sonnette retentir sur le palier. Je ne comprends rien. Que pouvais-je comprendre, tandis que je venais de naître ? La porte s’ouvre hâtivement, alors que je faille m’écrouler sur les marches de l’escalier. « Mon dieu, mais à qui est ce bébé ? Arthur, viens voir, vite ! » s’exclame une jeune femme, à peine âgée d’une vingtaine d’année. Son visage était tel une poupée de porcelaine ; sa peau, laiteuse, semblait même poussiéreuse. Au tour de moi, accourt un jeune homme un peu plus âgé, au visage noirci par le travail. Ses prunelles sombres me fixaient, avec une sécheresse incomparable. Ses lèvres, légèrement retroussées, formaient un rictus. Et moi, je riais. Je riais car son visage était merveilleux. Il était magnifique. Il avait cette expression luciférien, que je n’avais vu nulle part ailleurs. Je riais, sans en savoir même la raison. Il me prit dans ses bras, prenant soin de ne pas froisser mes habits opalescents. « Qu’elle est belle. Viens vite, elle va prendre froid, il faut la mettre au chaud et l’installer. Si par un quelconque hasard, Dieu nous a fait le cadeau de sa venue, il faut l’accueillir. Dépêche-toi, avant que quelqu’un ne la reprenne. » murmure la jeune femme, m’entourant de son étreinte adroite. Je ne me dégageais pas. Au contraire, j’appréciais cette chaleur me ceinturant, de cette chaleurosité et de cet amour.

[...]

SECOND CHAPITRE - C’est comme une longue chute, à laquelle j’assiste. Je suis pétrifiée. Mon visage reste de marbre et mes traits, figés, ne semblent éprouver le moindre sentiment. Pourtant, j’essaie. J’essaie de mon mieux mais vainement, je me résous à être spectatrice. Je veux saisir un objet, inverser le sort, cesser cette chute. Cette chute qui s’avère continue. J’aimerais avoir le pouvoir de figer chacun des événements dont je serai la victime. J’aurais aimé faire partie d’un des contes tant appréciés des enfants. Mais tout cela n’était que sottise. Foutaises répétées à torts et à travers.
« dis-moi, maman, pourquoi tes cheveux sont-ils aussi noirs, et ta peau aussi hâlée. je n’ai que des cheveux châtain clair, et des yeux qui ont une couleur tellement loin de la tienne. et je ne ressemble pas à papa. est-ce normal ? » Un silence, bénédictin et long, prend sa place dans ma chambre. Ma mère ne se retourne même pas pour me faire face. Je vois bien, dans son regard funeste que ma question ne vaut pas une réponse de sa part. Pourtant, je suis persuadée que quelque chose cloche. J’ai beau m’imaginer tous les scénarios possibles, j’ai beau forcer mon esprit à se dissuader de la pire situation qu’il puisse être, c’est un dilemme auquel je me dois de répondre. D’une façon ou d’une autre. « c’est comme ça, ma chérie. tu sais, la nature est parfois très bizarre. ne t’en fais pas pour ça, tes cheveux deviendront plus sombres, ta peau moins pâle. tout cela n’est qu’une question de temps, comme beaucoup d’autres choses, à ce propos. » répondit-elle enfin. Je me dois d’acquiescer, tandis qu’elle se réjouit d’ores et déjà d’avoir pu sorti un argument de telle envergure. Je ne crois pas un mot de ce qu’elle dit. Elle est trop niaise pour me dire la vérité. Bien trop sotte pour faire face à une gamine de six ans, mais qui comprend déjà la vie. Elle préfère patienter, jusqu’à mes dix-huit ans. Elle préfère m’avouer ce secret défendu, le plus tard soit-il. « il vaut mieux lui dire la vérité. c’est mieux pour chacun de nous. réfléchis, claire. crois-tu qu’elle va mieux le prendre, lorsqu’elle aura dix-huit ans que maintenant ? » Je me retourne vivement. Derrière moi, mon père. Ce père que j’ai toujours adulé et idolâtré, au possible. Sa voix grave résonnait au sein de mon esprit. Ainsi, le secret défendu dont il ne fallait évoquer aucune parcelle, dont il ne fallait absolument pas parler, en ma présence, ainsi ce secret allait m’être mien. J’allais enfin, après toutes ces années passées à chercher la clé, infime partie de mon existence, pour ouvrir ce tombeau et en extirper ce secret, j’allais enfin le connaître. En intégralité. « si tel est ton souhait, arthur. mais si jamais, elle nous en veut, jusqu’à ne plus nous parler, je te jure que je te le fer… » « je ne vous en voudrai pas jusqu’à ne plus vous parler. » Ma mère, résigné, acquiesça et me tendit un petit écrin noir, fait de velours, qu’elle sortit instantanément de sa poche. Où l’avait-elle trouvé ? Qu’en savais-je ? Je le fixais durant de longs instants. Les yeux azurés et entrouverts de ma mère n’osaient pas affronter mon propre regard. Mon père, anxieux et nerveux, sortait une cigarette de sa poche droite, tandis qu’il ne me quittait pas du regard. J’étais leur unique fille, la fille qu’ils avaient toujours aimée, quoi qu’il advienne. J’ouvris lentement l’écrin et vis un sautoir, scintillant devant la lumière du lustre accroché sur le plafond de couleur blanc cassé. Je le scrutais. Qu’étais-je censée comprendre ? En-dessous, il y avait un mot. Un pauvre bout de papier où étaient griffonnées des phrases, incompréhensibles. « je n’arriverai pas à le lire. ça a l’air tellement … vieux. Et l’écriture est tellement difficile à déchiffrer. » Ma mère s’empara du bout de papier. Arthur, quant à lui, inspirait la fumée de sa cigarette, tandis qu’il rangeait son paquet de gauloises à l’intérieur de sa poche de jean. « donne-moi ça, claire. tel que je te connais, tu déformeras tout. et notre fille, notre propre fille, mérite de savoir son histoire, sa vraie histoire. bien.
Siobhan, si tu lis ce papier, aujourd’hui, j’en suis vraiment heureux. Mon but n’était pas de t’abandonner, devant une maison quelconque, un jour de fête nationale. Le jour de ta naissance. Plus le temps passe, et plus je regrette mon geste. Je suis certain que tu es heureuse, à présent, et ce n’est pas non plus mon but de semer le trouble dans ta nouvelle famille. Aujourd’hui, si tu lis ce mot, c’est pour ton bien. Tu dois comprendre ce qui est arrivé, le jour de la Saint-André. Tu me détestes sûrement, alors que tu ne me connais pas encore. Tu es née, alors que ta mère a cédé sa vie pour toi. J’étais père d’un enfant. Un enfant dont je n’étais pas prêt d’assumer les responsabilités, tout de suite. Or, tu ne souhaitais pas attendre. Tu ne t’es pas faite attendre. Tu es arrivée deux semaines en avance. Et t’élever seule s’avérait impossible. Cela doit faire très égoïste, certes, mais je ne pouvais pas assurer ton éducation. Alors, pardonne-moi, si moi, ton père biologique, je t’ai abandonné sur le seuil d’une maison. Pardonne-moi de ne pas avoir fêté ta naissance. Pardonne-moi de ne pas t’avoir éduquée. Pardonne-moi de ne pas être un père aussi parfait que j’aurais pu l’être. Je te jure que j’aurais pu être un père dont tu n’as jamais vu les qualités. J’aurais pu t’aimer comme jamais quiconque n’avait aimé. Mais je sais que tu as été accueillie et chérie, jusqu’à aujourd’hui et tu le seras encore jusqu’à ta mort. Je voulais simplement, quel que soit le jour de cette lecture, que tu saches que, si je suis encore en vie, c’est dans le petit village de Charlton Abbots, en Angleterre, que tu me trouveras. Et c’est là que tu trouveras tout ce que tu cherches, depuis des années déjà. »

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Dernière édition par Siobhan Rhodes le Lun 18 Jan - 23:38, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: BHAN ♣ ACE OF SPADES   Dim 17 Jan - 15:06


TROISIÈME CHAPITRE - « Le but du jeu, c’est de livrer un secret et de boire un coup. Une seule gorgée, ne videz pas la bouteille à vous tout seul, compris ? » Je hochai dignement la tête. Nous étions assis en rond. Parmi les adolescents de Charlton Abbots, que des garçons. Sauf moi. J’étais assise en tailleur, prenant soin de ne pas froisser ma robe en mousseline, bordée de lin à ses extrémités. La nuit était tombée depuis quelques heures déjà, et la lune, lumière criarde, semblait attrister ce ciel aussi sombre. A côté de moi, un garçon d’une quinzaine d’années, qui ne faisait que glousser. Je peinais à croire qu’il n’avait pas bu quelques bouteilles, avant notre rendez-vous quotidien. Certains habitants du village qualifiaient notre groupe quelque peu homogène – malgré ma présence féminine – de secte. Je trouvais cela absurde, puisque nous ne nous réunissions que dans le but de s’amuser et non de conspirer entre nous, sur la philosophie diurne. « Je n’ai jamais eu de rapport sexuel. » Je m’esclaffai, tandis que d’autres adoptaient un certain silence pour rire, intérieurement, sûrement. J’observai l’auteur de ces paroles et remarquai que je ne le connaissais pas encore. J’étais encore nouvelle, dans ce groupe. Après mon arrivée à Charlton Abbots, alors que je n’étais âgée que de huit ans, et j’avais en grande partie oublié mes aventures écossaises. Hormis le fait d’apprendre que je n’étais pas la fille légitime d’un journaliste et d’une jeune couturière. A mon emménagement, je pensais rester dans la solitude mais à l’école primaire où j’étais inscrite, j’avais commencé à m’épanouir pleinement, sans me préoccuper vraiment de l’abaissement de mes notes. Aujourd’hui, certains disaient que j’étais en échec scolaire, et j’expliquais cela, comme si ce traumatisme avait été une excuse, par mon adoption que l’on venait de m’apprendre. En général, les professeurs se taisaient, après ma déclaration et prenaient soin de m’expliquer plus longuement. Je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire plus tard. Sûrement voyager. Voyager dans le continent américain. Voyager jusqu’à en mourir. Je voulais mourir de fatigue. « Ma mère choisit encore mes vêtements. » Je lâchai un ricanement amer, sans avoir réellement voulu me moquer de lui. Ce garçon était sans doute le plus timide du groupe mais je l’appréciais bien. Il était discret, comme moi, et semblait vivre au jour le jour. Ce n’était pas dans mes habitudes de me moquer des gens, ni de me montrer d’humeur désagréable. Mais mes parents expliquaient mon changement de comportement par la crise d’adolescence, que l’on connaît bien. Le garçon en question, qui se trouvait à mes côtés, me tendit la bouteille, me touchant le flanc gauche pour me sortir de mes rêveries. « J’ai été abandonnée, à ma naissance, et mon père biologique m’a laissé devant une porte. Et j’ai été accueillie par mes parents adoptifs. Je vous en bouche un coin, n’est-ce pas ? Ce n’est pas un secret ni rien, mais je n’ai rien d’autre à vous avouer. Vous savez tout sur moi, j’imagine. Les rumeurs vont vite ici. » J’oscillai la tête, baissant le regard. Un silence, accablant et pesant, oppressa la nuit, tandis que je me levai, d’un geste vif. Je pris mon blouson en cuir, que j’enfilai rapidement et quittai mon groupe d’amis. Je leur adressai un clin d’œil, que la plupart ne vit pas, et partis. Je les laissais, dans l’obscurité de leurs pensées.

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Dernière édition par Siobhan Rhodes le Mar 19 Jan - 20:31, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: BHAN ♣ ACE OF SPADES   Dim 17 Jan - 15:06


QUATRIÈME CHAPITRE - La nuit était tombée, depuis quelques heures, déjà. Le ciel était couvert de nuages. Une pluie d’étoiles filantes le constituait. J’admirais ce spectacle, silencieuse, assise sur mon lit, mes genoux approchés de mon menton. J’étais seule. Comme d’habitude. Mes cheveux, insignifiante tignasse, tombaient sur ma nuque, humide. Ma peau, aux effluves de caramel, était vernie de crème. J’aurais bien prié tous les Dieux qu’il puisse y avoir, si un jour j’avais été croyante. J’aurais demandé que tout cela s’arrête. Ou plutôt que tout recommence comme auparavant. Un bruit de porte qui claque me réveilla. Je secouai ma tête, me recoiffant rapidement. Mon regard était lugubre, n’exprimant aucun sentiment. Je fis face à mon interlocuteur. Grant. Je jetai un œil au réveil, posé sur la table de chevet. Il était trois heures et demi du matin. Je baissai la tête, tandis que je me levai pour aller me coucher. Grant saisit mon bras et posa sa main sur mon menton, relevant ainsi mon visage. Je n’avais rien à lui dire. Rien de plus que ce que je lui disais chaque jour. « Je sais. Je te déçois, jour après jour. Mais … J’en avais besoin, tu comprends ? J’essaie. J’essaie de me priver de toute cette adrénaline mais ça m’est impossible. Tu vois ? J’essaie. » s’exclama-t-il, n’osant pas affronter mon regard, pesant. Mes paupières, lourdes, se fermèrent. Je n’avais nulle envie de le confronter, la nuit. Je n’avais nulle envie de me disputer avec lui. Je l’aimais trop pour cela. Mais il me faisait souffrir. Perpétuellement, et sans cesser. « Aimer, c’est faire souffrir l’autre. Je ne suis pas sûre de vouloir aimer. Je ne suis pas certaine de vouloir te faire souffrir, comme tu le fais. Laisse-moi passer. S’il te plaît. » répondis-je. Ma voix était rauque. Je retenais mes sanglots au fond de ma gorge, mais je savais clairement que les larmes perlaient aux quatre coins de mes yeux. Lui aussi, il le savait. Car il me connaissait. Et parce-qu’il m’aimait. Il me regarda, durant un long instant. Son regard, insistant, pesant, ne cessait de me dévisager. Je fermai les yeux, plissant le nez. Pourquoi ne voulais-je pas pleurer ? Pourquoi ne voulais-je pas montrer ma faiblesse, devant lui ? Peut-être parce-qu’il m’aimait en tant que femme forte. Mais comme toutes les femmes, j’étais faible. Et il venait de déverser la souffrance dans mes entrailles. Mon cœur n’était que lambeaux et même s’il avait voulu le recoller, le rafistoler, il n’aurait pas pu. Car j’étais détruite. J’étais détruite chaque jour un peu plus. Chaque nuit davantage. Et il le savait. « Je t’aime, Bhan. Et même si des mots ne suffiront pas. Même si des baisers, des gestes, ne suffiront pas, je t’aime. Je ne veux pas te faire souffrir. Tu sais que ce n’est pas dans mes intentions. Alors, pardonne-moi. Je ne veux pas te perdre. Tu es tout pour moi. » murmura-t-il, son souffle, chaud, parcourant mon cou. Il posa une main sur mon flanc, souhaitant m’enlacer. Je me laissais faire. J’étais faible. Je ne pouvais résister à l’amour que je lui portais. Car l’amour est plus fort que tout, car je n’étais qu’une femme faible. Car la tempête était passée, une nouvelle fois, laissant les âmes perdues se retrouver.

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Dernière édition par Siobhan Rhodes le Jeu 21 Jan - 13:32, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: BHAN ♣ ACE OF SPADES   Jeu 21 Jan - 13:35


Arrêtons le fictif un moment
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Pseudo: Giulia, véritablement appelée Floriane.
Âge: Tu veux en savoir, des choses, dis-moi ?
Avatar: Mélanie Laurent, la plus belle.
Commentaires: Je suis motivée à fond les ballons, pour ce personnage.

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